Flash information :     -     Les candidats à la présidentielle approuvent les listes électorales. À l’issue de la réunion tenue à Abidjan au soir du 6 septembre 2010,     -     le Premier Ministre Guillaume Soro a annoncé un accord politique entre le Président Gbagbo, l’ancien Président Bédié et l’ancien Premier Ministre Ouattara.     -     Cet accord sur l’élection présidentielle prévue le 31 octobre prochain, porte notamment sur la liste électorale définitive, attendue cette semaine.
> Son numero d'appel d'urgence

> L'assistance en toutes circonstances et __partout en Côte d'Ivoire 24h/24h

> La défense de vos droits et intérêts

> Des prestations médicales 24h/24h

> La mise à disposition de services divers __(Internet, dépannage, vétérinaires, _____-----assurance maladie, etc...)

> Des moyens d'informations (site web, _-----_magazine, lettres, messagerie ___-------------électronique, flash info,...)

Clinique Avicennes 21 21 13 00

CMC Bietry 21 25 25 60

Croix Bleue 20 37 00 53

Croix Rouge 20 32 13 35

GOCI 22 44 61 23

PISAM 22 48 31 31

CHU Cocody 22 44 91 00/ 90 60

CHU Treichville 21 24 91 22/ 20 21 91 22

CHU Yopougon 23 46 64 54/23 46 61 70

Polyclinique Indénié 20 21 53 53

HOTEL DIEU 21 25 79 19/20

Ambulances 07 08 07 08

> Délégué général Province : Daniel GRANGE Tel: 66 95 68 90 danlebois@yahoo.fr

> ASSINIE - Laurent LALANNE 07 07 01 72

> BOUAKE- Jean Claude GENY

> DALOA - Antoinette NASSAR 07 70 40 25

> FERKESSEDOUGOU - N'DHATZ Serge 07 10 53 87

> GAGNOA- Serge ZACCARIA 07 92 27 11

> GRAND BASSAM - Claude BEAL 07 94 65 74

> MAN - Jean Luc DESVERCHERE 07 05 04 08

> SAN PEDRO - Edouard PIERRE 07 60 68 78 & 34 71 20 31

> YAMOUSSOUKRO - Franck FEDIDE 07 07 47 51

MENSUEL

bulletin de février 2009


L’enthousiasme est à la base de tout progrès,
disait Henri Ford.
Aussi la conjoncture exécrable qui perturbe en ce moment l’économie mondiale ne doit-elle pas nous démoraliser. Passagère à l’échelle du siècle et même de la décennie, elle ne remet pas en cause un phénomène bien plus profond et porteur d’espoir pour toute l’humanité : la course à l’innovation, moteur de la croissance, s’accélère comme jamais depuis l’invention de l’agriculture au néolithique. Alors, au lieu de nous lamenter sur les difficultés du présent, projetons-nous dans l’avenir et rêvons un peu. Dans moins de vingt ans, on saura peut-être guérir le cancer, le sida et l’Alzheimer, « cultiver » des steaks sans avoir besoin de vaches, fabriquer de l’électricité avec les vagues des océans ou commander des machines par la pensée. Votre ordinateur sera quarante fois plus puissant que les PC d’aujourd’hui, vous regarderez la télé en relief et votre robot domestique vous servira tous les matins le petit-déjeuner au lit.

Science-fiction ? Pas tout à fait.

De nombreuses inventions sont en gestation dans des laboratoires bien réels, et parfois à un stade très avancé. Le jour où nous en profiterons, contribueront-elles à notre bonheur ? Deux Français sur trois pensent que oui et c‘est tant mieux. Même si les bouleversements qui nous attendent et suscitent à juste titre des interrogations et des peurs (le syndrome de Frankenstein), l’aventure scientifique et technologique des prochaines années s’annonce passionnante. Si nous voulons résoudre les grands problèmes de la planète (le manque de ressources alimentaires, la destruction de l’environnement, l’épuisement des énergies fossiles…), nous n’avons de toute façon pas le choix.


Le développement durable appliqué à la résidence principale

Doter la résidence principale d’équipements qui améliorent les performances énergétiques, y utiliser des énergies renouvelables, est profitable à un double titre :
Des économies sont réalisées sur les factures de fourniture d’énergie ; des crédits d’impôt sont accordés ; et éventuellement des subventions sont versées par certaines collectivités territoriales, au titre de l’achat des équipements et matériaux.
Le système des crédits d’impôt était prévu de 2005 à fin 2009. Il va être prorogé jusqu’à fin 2012 mais certaines de ses conditions d’octroi vont être plus restrictives dès le 1er janvier 2009.
Les investissements aidés
En 2008, les équipements les plus aidés, avec un crédit d’impôt de 50 % du prix des matériels, étaient les panneaux solaires, les pompes à chaleur, certains poêles et chaudières à bois. Venaient ensuite –crédit d’impôt de 25 %- les matériaux d’isolation des parois vitrées ou opaques et les chaudières dites « à condensations », enfin –crédit d’impôt de 15 %- les chaudières basse température.
A partir de 2009, les conditions d’octroi du crédit d’impôt devraient se durcir par suppression du crédit d’impôt sur les équipements jugés les moins performants –chaudières à basse température, pompes à chaleur air-air – taux ramené de 50 à 40 % dans un premier temps, puis à 25 % en 2010 pour les chaudières à bois et les pompes à chaleur géothermiques.
En contrepartie, les dépenses afférentes à la pose des matériaux d’isolation des parois devraient être prises en considération pour le crédit d’impôt.
Le plafond des dépenses y ouvrant droit devrait rester inchangé 8 000 € pour un célibataire et 16500 € pour un couple marié.
Précautions à prendre
Il convient d’être attentif à la qualification des équipements choisis, car le fisc n’admet le bénéfice du crédit d’impôt que si les appareils obtiennent certains niveaux de performances. Et ces niveaux, relevés au fil des années, sont susceptibles de l’être de nouveau au 1er janvier 2009.
La précaution élémentaire est de faire appel à un professionnel estampillé :
• « Qualipac » pour les pompes à chaleur ;
• « Qualibois » pour les chaudières à bois ;
• « Quali PV » pour les panneaux solaires photovoltaïques ;
• « Qualisol » pour les chauffe-eau solaires.
Ce qui peut ouvrir droit à primes ou subventions des collectivités locales. Le professionnel en question sait quels sont les équipements qui bénéficient du crédit d’impôt, ce qui est difficile à discerner par un non-initié.
Par ailleurs, il est prudent de présenter le dossier au centre des impôts pour validation (demande écrite à laquelle sont joints tous les documents). Le fisc n’est pas tenu de répondre mais il le fait généralement, ce qui conforte la validité de la demande ultérieure de crédit d’impôt.


Régime de base – Rachat de trimestres de retraite

Le rachat d’un maximum de douze trimestres correspondant à des périodes non cotisées a été instauré dans le régime de base en 2004
Environ 18 000 personnes y ont déjà souscrit. Majoritairement, elles sont des salariés ayant des rémunérations supérieures au plafond de la sécurité sociale (33 276 euros) et ayant l’intention de partir en retraite dans les trois ans à venir.
Cela s’explique pour deux raisons :
• Les années d’études supérieures donnent droit au rachat et les personnes qui ont fait ces études n’ont généralement pas, vers la soixantaine le nombre de trimestrialités cotisées donnant droit à la retraite pleine.
• Le rachat de trimestres du régime de base donne droit gratuitement à l’attribution des trimestres correspondants par les régimes Arrco et Agirc.
Donc les cadres et assimilés admis à l’Agirc ont tous intérêt à opérer le rachat.
Le rendement de l’opération de rachat est estimé :
Niveau de salaire Rendement
Inférieur au plafond de la sécurité sociale 3,6 %
Egal au plafond de la sécurité sociale 6,0 %
Trois fois le plafond de la sécurité sociale 15 %
Huit fois le plafond de la sécurité sociale 20 %
Le dispositif coûte cher aux régimes complémentaires obligés de verser des compléments de pension non cotisés.
Il pourrait bien se faire qu’à l’occasion de la négociation de l’accord Arrco-Agirc qui doit être renouvelé d’ici le 30 avril 2009, la gratuité disparaisse.
Les actifs auxquels vont manquer des trimestrialités dans le régime de base devraient s’en préoccuper.
Les lecteurs de ce bulletin qui connaissent des actifs susceptibles de se trouver dans cette situation devraient les alerter… et les faire adhérer à leur association de retraités en reconnaissance du service rendu sur le plan financier.

Retraites complémentaires : Accord prorogé

L’accord sur les retraites complémentaires Arrco et Agirc, qui arrivait à échéance le 31 décembre 2008 a été prorogé au 1er avril 2009.
Sont donc reconduites provisoirement les conditions de liquidation des pensions telles que précisées dans l’accord de novembre 2003 et le dispositif « AGFF » (Association pour la gestion du fonds de financement de l’Agirc et l’Arrco) qui permet de financer la retraite complémentaire à 60 ans sans coefficient d’abattement.
Dès décembre 2008, connaissance prise des mesures prises dans le régime de base, la négociation paritaire s’est engagée avec pour objectif « d’adapter les régimes en vue d’assurer l’équilibre financier des régimes Arrco et Agirc à moyen et long terme ».
En termes galants ces choses-là sont dites mais elles ne sont pas pour autant rassurantes. L’on sait déjà que le Medef veut aborder la question de l’âge de liquidation des pensions. Les excédents dégagés par les deux régimes ont diminué en 2007 mais ils restent positifs : cf. tableau. Et viennent renforcer des réserves importantes.
Excédents en milliards d’euros Arrco Agirc
2005 4,9 1,1
2006 5,1 1,6
2007 3,5 1,5
Pensions de réversion : un recul
Le gouvernement vient de confirmer le rétablissement d’une condition d’âge minimum pour l’ouverture du droit à pension de réversion qui sera fixé par décret à 55 ans.
Le gouvernement explique cette décision par sa volonté de « se caler » sur l’âge fixé par les régimes de retraite complémentaire.
Rappelons pourtant que la réforme de 2003 sur les retraites avait prévu de supprimer progressivement toute condition d’âge d’ici 2011 pour ouvrir droit à pension de réversion. En 2009, cette condition d’âge ne devrait plus être que de 51 ans. Cette condition d’âge de 51 ans devrait être maintenue pour les personnes devenues veuves avant le 1er janvier 2009.
On rétablit la condition d’âge, mais pas l’allocation veuvage pour ceux qui n’auront pas atteint l’âge minimal. Ainsi, les personnes veuves de moins de 55 ans devront s’en remettre à un contrat de prévoyance. Une concertation est prévue d’ici 2010 pour fixer de nouvelles règles de « prise en charge de veuvage précoce ».
A titre transitoire, le gouvernement devrait maintenir, jusqu’à 2010, l’allocation veuvage du régime général aux salariés agricoles et exploitants agricoles pour les personnes confrontées au veuvage et qui ne rempliront pas les conditions d’âge pour la réversion


Les salariés expatriés couverts par l’assurance chômage française

La couverture sociale applicable aux expatriés, en matière d’Assurance chômage, peut relever soit du régime français (obligation ou facultatif), soit de la législation du lieu de travail.
Pour le régime français, c’est le Garp qui gère, au niveau national, l’affiliation des employeurs de personnel expatrié et des salariés expatriés.
L’affiliation à l’Assurance chômage revêt plusieurs formes en fonction du lieu d’implantation de l’entreprise et de la nationalité du salarié.
L’affiliation est obligatoire pour les entreprises établies en France, liées par un contrat de travail avec des salariés ressortissants de la Suisse ou de l’EEE, qui travaillent dans un pays étranger, autre que la Suisse ou qu’un pays de l’EEE.
Pour les salariés d’une autre nationalité, l’affiliation est facultative.
Elle est également facultative pour les salariés ressortissants de l’EEE ou de la Suisse dans :
• Les entreprises établies à l’étranger dans un pays autre que la Suisse ou qu’un pays de l’EEE ;
• Les représentations diplomatiques et consulaires étrangères (hors Suisse ou EEE), les organisations internationales et les bureaux de ces dernières situés en France.
A défaut d’affiliation facultative par l’employeur, les salariés concernés ont la possibilité d’adhérer à titre individuel.
Nous vous informons de la création au 1er janvier 2009 de la nouvelle Institution « Pôle emploi » née de la fusion de l’ANPE et des Assédic. Au-delà de la conjugaison des ressources et des savoir-faire, cette entité va permettre de renforcer et d’élargir le service rendu aux demandeurs d’emploi et aux entreprises.
Le Garp s’inscrit également dans ce nouveau schéma. A partit du 1er janvier 2009, le Garp change de nom et devient « Pôle emploi services ».



Le terrorisme du Maghreb inquiète l’Europe

Les réseaux terroristes du Maghreb et l’influence croissante d’Al-Qaïda dans la région du Sahel inquiètent les spécialistes occidentaux du renseignement, qui craignent une contamination en Europe. « Le danger d’Al-Qaïda va croissant en Afrique du Nord », a ainsi assuré le chef du renseignement allemand, Ernst Uhrlau ajoutant qu’ « en Europe on risque d’avoir affaire à des terroristes issus de l’immigration du Maghreb ». « Il existe en Europe un cercle important de sympathisants issus de l’immigration maghrébine », susceptibles de s’engager notamment aux côtés d’organisations telle Al-Qaïda au pays du Maghreb islamique (AQMI), nouveau nom de l’organisation algérienne Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) qui a prêté allégeance à Al-Qaïda le 11 septembre 2006, a indique M. Uhrlau. « L’AQMI non seulement se trouve proche de l’Europe (…) mais constitue le groupe le plus dynamique de la nébuleuse Al-Qaïda à l’heure actuelle », a-t-il affirmé.
Al-Qaïda s’intéresse particulièrement au recrutement d’Européens de souche convertis à l’Islam, a également estimé M. Uhrlau qui a rappelé que les autorités allemandes recherchaient actuellement un islamiste de souche allemande, Eric Breininger, âgé de 21 ans. Ce jeune homme, dont la photo figure désormais sur des avis de recherches affichés dans toutes les gares, aéroports, et commissariats du pays, ferait partie d’une cellule de l’Union du jihad islamique impliquée dans une tentative d’attentat en Allemagne, déjouée en septembre 2007. Trois autres jeunes hommes – dont deux « convertis » de souche allemande et un Turc – ont été arrêtés en Allemagne dans le cadre de cette affaire.
Selon le coordinateur de l’Union européenne pour la lutte antiterroriste, Gilles de Kerchove, l’Afrique du Nord représente aujourd’hui « un cocktail explosif », notamment en raison de la résurgence de la violence en Algérie et d’une évolution de la guérilla rurale vers des opérations terroristes, visant des intérêts occidentaux et impliquant des attentats- suicides. Al-Qaïda, a-t-il également estimé, cherche aussi « à tisser des liens avec la diaspora maghrébine vivant en Europe » comme en témoignent des arrestations récentes en Espagne, en France et en Italie. Pour Jean-Louis Bruguière, ex-juge français chargé des affaires de terrorisme, la situation en Europe « est beaucoup plus sérieuse qu’il n’y paraît ». Et « le niveau de la menace même s’il n’est pas visible, est particulièrement élevé en France » où vit une importante communauté d’origine nord africaine et où, dans les années 1990, des islamistes algériens avaient déjà mené une campagne d’attentats à la bombe.


Les exportations françaises d’armes en 2007

Les exportations françaises d’armes se sont légèrement érodées en 2007, les commandes passant de 5,74 milliards d’euros en 2006 à 5,66 milliards malgré l’expansion du marché mondial, selon un rapport officiel présenté mercredi à la presse. Le montant des livraisons a en revanche progressé, passant de 4,03 milliards en 2006 à 4,81 milliards en 2007, d’après le rapport du gouvernement au Parlement sur les exportations françaises d’armement. La France a ainsi « consolidé sa position » de 4ème exportateur, dans un marché mondial annuel passé de 55 milliards d’euros en moyenne ces dix dernières années à 67 milliards d’euros en 2006. Les principaux pays clients de la France en 2007 ont été, dans l’ordre, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, l’Espagne et les Etats-Unis. Par région, le Moyen Orient a représenté 43 % des exportations françaises, l’Europe 20 % et l’Asie 10%. Le rapport souligne l’importance « cruciale » des exportations pour le maintien de l’industrie française d’armement. Quelque 50 000 emplois, selon le document, seraient directement liés à ces ventes aux pays étrangers. En 2006, les Etats-Unis sont restés de loin le premier exportateur mondial d’armement (54 %), devant le Royaume-Uni (13 %), la Russie (9,5 %), la France (près de 6 %) et Israël (5,3 %). A ces concurrents traditionnels se sont ajoutés de nouveaux rivaux, en particulier allemand, italien, espagnol et suédois. Le Ministre de la Défense, Hervé Morin, a fixé pour 2008 l’objectif de 6 milliards de commandes, avant 7 milliards en 2010. Dans un entretien à la Tribune, Hervé Morin dit viser « à terme » 13 % du marché mondial pour la France, qui occupait il y a une dizaine d’années le même rang que le Royaume-Uni.



Radars automatiques, cinq ans déjà !

Il y a cinq ans, les premiers radars entraient en service dans une certaine incrédulité quant à leur résultat. Ils sont plus de 2 000, fixes et mobiles,
sur les routes françaises et ont atteint leur objectif : réduire le nombre de morts sur les routes. Michèle Merli, déléguée interministérielle à la Sécurité routière, affirme : « 11 000 vies ont été épargnées et 150 000 blessés évités, très largement à cause des radars ». « On avait une tendance baissière de 2 %, on passe subitement à une tendance baissière de 10 % avec les radars ». Elle souligne par ailleurs une baisse de 10 % des vitesses moyennes. Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, fait le même constat : « les radars ont permis une modification du comportement des conducteurs ». Et elle cite le contre-exemple des motards, qui « n’ont pas bénéficié des mêmes bons chiffres sur l’accidentalité parce que les radars en position flash arrière ont été mis en place seulement en 2005 ». Plus de 2 000 radars automatiques (2/3 fixes, 1/3 mobiles) sont actuellement installés sur les routes de France. On devrait en compter plus du double (4 500) d’ici 2012. En cinq ans d’existence, les radars automatiques ont généré plus de 25 millions d’avis de contravention. La proportion de messages d’infractions donnant lieu à l’envoi d’avis de contravention progresse : 46,6 % en 2006, 47,1 % en 2007 et 48 % sur les neuf premiers mois de 2008. Environ un quart des clichés (25,6 %) ne peuvent être exploités en raison de photos non lisibles, des motos prises de face, donc sans immatriculation, d’adresses erronées… Un peu plus (26,4 %) sont le fait de véhicules immatriculés hors de France dans des pays avec lesquels, il n’y a pas d’échange d’informations. De tels échanges n’existent qu’avec le Luxembourg, l’Allemagne et la Belgique. Des nouvelles machines automatiques enregistrant le non respect des feux rouges et des interdistances de sécurité devraient aussi être installées l’année prochaine. Annoncées pour 2007, elles se sont avérées plus compliquées à mettre au point que prévu.


Même fermé, votre téléphone portable peut être écouté…

Les Ecoutes, c’est encore pire que ce que je croyais. La technique permet désormais tout. Et le reste. On m’interroge souvent, on me pose ce genre de question : « J’entends des cliquetis dans mon téléphone, je crois être écouté. Qu’en penses-tu ? »
Eh bien, je n’en pense rien. Parce que je peux vous l’affirmer : nul ne peut détecter quand il est écouté ou non. Un de mes amis spécialisés dans ce genre de pratique m’a expliqué en long et en large que comme l’interception porte sur les ondes radio électriques totalement immatérielles, il n’existe aucun moyen technique connu pour détecter les écoutes. Judiciaires, administratives ou sauvages, même topo.
Quand les liaisons téléphoniques transitaient par des fils de cuivre, quand les enregistrements étaient effectués sur des magnétophones – j’en ai vu beaucoup en parcourant des locaux de police pour une raison ou une autre-, il était possible de détecter les détériorations de signal provoquées par les branchements. Aujourd’hui, avec le numérique, c’est fini.
Téléphone ouvert ou fermé, les experts peuvent accrocher votre ligne sans le moindre problème.
Donc, où que vous soyez, du moment que vous portez sur vous un téléphone cellulaire, on peut récupérer non seulement les communications transmises, mais encore tout ce qui se passe autour de vous. Le téléphone devient en quelque sorte un micro d’ambiance.
Même avec un téléphone fermé, précise notre interlocuteur. Mieux l’agent chargé de l’écoute peut ouvrir à distance votre téléphone à votre insu. Vous croyez que votre téléphone est fermé alors qu’il est ouvert. On entend tout ce que vous dites, tout ce qu’on vous dit, on perçoit – et donc on enregistre- toutes les conversations autour de vous. L’écoute fonctionne comme une téléconférence, c’est-à-dire qu’un troisième partenaire silencieux, dormant, vient s’insérer dans votre dialogue.
A Paris seront bientôt installées des milliers de caméras dans la rue, comme à Londres. Mais déjà des millions de microphones sauvages sont en opération, vos téléphones portables.
Si vous voulez éviter l’écoute sauvage, précise mon interlocuteur, il faut retirer la batterie de l’appareil. Et même dans ces conditions il y a probablement un moyen de vous suivre à la trace !
En vérité, le seul moyen d’échapper aux écoutes, ou au moins de les retarder, c’est le cryptage. Une technique horriblement coûteuse, donc hors de portée de l’utilisateur moyen. J’ai bien écrit « retarder », car à ce jour aucun cryptage ne résiste bien longtemps aux efforts pour le casser.
Des logiciels spéciaux permettent également de corriger le son, d’effacer les parasites, d’amplifier des voix trop faibles.
Il y a mieux encore : votre téléphone peut être utilisé comme « radio balise », grâce à l’appoint du système GPS, il permet de suivre tous vos déplacements, de vous localiser au mètre près.
D’assez nombreuses sociétés de transport –taxis et camions- utilisent d’ailleurs cette faculté pour suivre en direct le déplacement des véhicules. Des contrats spéciaux dits de « tracking volontaire » sont conclus dans ce sens avec les sociétés spécialisées dans les écoutes. Elles fournissent toute la gamme de prestations, y compris les services de traduction instantanée dans toutes les langues possibles.
Elle est loin l’époque où le grand système des écoutes était installé dans les sous-sols de la caserne de la Tour Maubourg, sur le boulevard éponyme, à Paris. Dans ce temps là, des dizaines de postes de travail étaient alignés, des officiers de police judiciaire devaient prendre en note tous les propos recueillis dans les écouteurs.
Ce temps préhistorique – quelques années seulement- est révolu. Maintenant, tout le process technique est accompli à distance. A Paris, on peut écouter en temps réel tout ce qui est dit en Martinique.
A Langley, le siège de la CIA, on peut pirater tous les secrets d’état qui transitent par le téléphone. C’est pourquoi, d’ailleurs, à peine élu, Barack Obama s‘est vu confisquer son Blackberry, dont il était un utilisateur quasiment maniaque. Sécurité nationale oblige.
En principe, ces écoutes légales sont sévèrement encadrées et contrôlées par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité.
Les enquêtes de PJ, soit les demandes émises par les magistrats instructeurs, 20 000 par an, doivent transiter par une super plateforme dépendant du ministère de la justice, capable de traiter voix, images, mails, SMS à un rythme industriel.
Les sociétés prestataires ne peuvent travailler que sur réquisition judiciaire en bonne et due forme. Coût moins de 8 € par connexion, un coût divisé par 5 en deux ou trois ans. Un service spécial du ministère de l’intérieur est chargé de contrôler la légalité des écoutes.
Pour les écoutes, dites « administratives », c’est-à-dire pratiquées hors poursuites judiciaires, par exemple pour surveiller des « terroristes » potentiels, l’autorisation doit être délivrée de façon formelle par le cabinet du Premier ministre. On en compte 6000 par an.
Mais la technique va plus vite que la loi. .Aujourd’hui, n’importe quel bon bidouilleur informatique peut intercepter votre téléphone. Et entrer sans le moindre difficulté dans la mémoire et dans l’intelligence de votre ordinateur.
Pour les policiers traditionnels, les vieux, cette pratique des écoutes généralisées présente un défaut majeur. L’un d’eux me confie : « Avec cette pratique des écoutes, les jeunes policiers perdent l’habitude d‘enquêter, ils ne se fient plus qu’à la technique, on ne va plus sur le terrain »
Alors, les écoutes tueraient-elles Sherlock Holmes ? J’avais déjà repéré que les James Bond modernes de la CIA, de la DGSE ou du Mossad répugnaient à aller au contact pour recueillir du renseignement. Apparemment le mal s’étend à la police judiciaire.