> Délégué général Province : Daniel GRANGE Tel: 66 95 68 90 danlebois@yahoo.fr
> ASSINIE - Laurent LALANNE 07 07 01 72
> BOUAKE- Jean Claude GENY
> DALOA - Antoinette NASSAR 07 70 40 25
> FERKESSEDOUGOU - N'DHATZ Serge 07 10 53 87
> GAGNOA- Serge ZACCARIA 07 92 27 11
> GRAND BASSAM - Claude BEAL 07 94 65 74
> MAN - Jean Luc DESVERCHERE 07 05 04 08
> SAN PEDRO - Edouard PIERRE 07 60 68 78 & 34 71 20 31
> YAMOUSSOUKRO - Franck FEDIDE 07 07 47 51
MENSUEL
Bulletin de Mars 2010
- L'ENSEIGNEMENT FRANCAIS A L'ETRANGER "A LA CROISEE DES
CHEMINS"
Comme chaque année, la commission des Finances de l’Assemblée nationale, que préside M. Didier MIGAUD, a établi le programme de travail de la Mission d’évaluation et de contrôle qu’elle a constituée en son sein. La première audition (ouverte à la presse) était consacrée le 18 février à l’enseignement français à l’étranger. Est-il aujourd’hui victime de son succès ? C’est l’impression qui s’est dégagée des propos tenus par le directeur général de l’Administration et de la modernisation du Quai d’Orsay Stéphane ROMATET, et le directeur des Français de l’étranger et de l’administration consulaire François SAINT-PAUL. La France est le seul pays à disposer d’un réseau public d’enseignement « de qualité » et réputé le moins coûteux, mais le système est aujourd’hui « à la croisée des chemins ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’accroissement du nombre de Français s’installant à l’étranger est de 3 à 4 % par an ; chaque Français qui s’installe souhaite inscrire ses enfants dans un lycée français ; la subvention versée à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger pour le financement de l’aide à la scolarité augmente de 20 millions d’euros depuis le lancement de la réforme voulue par le président de la République Nicolas SARKOZY, soit la gratuité progressive de la scolarité.
Mais cette augmentation, qui sert au financement de la réforme et aussi à l’augmentation du coût des bourses scolaires (dont le nombre a augmenté de 6 % en moyenne depuis 2007) est loin de suffire à rattraper la courbe exponentielle des coûts, même en tenant compte du moratoire récemment décrété (pas de gratuité pour les classes de 3ème en 2010). Pour la période 2010-2013, les prévisions (avec moratoire) pour ce poste de dépense sont les suivantes, a expliqué M. SAINT-PAUL : 107 millions d’euros pour 2010, 126 pour 2011 (143 millions si l’on ajoute les classes de cinquième), 150 millions en 2012 (197 avec les 5èmes), 177 millions en 2013 (265 avec les 5èmes). Si l’extension se fait jusqu’au cours primaire, l’ardoise pourrait avoisiner les 700 millions d’euros. Des dépenses qui s’effectuent au détriment des agents consulaires ou d’autres actions en faveur des Français de l’étranger (l’enveloppe pour les œuvres sociales ne s’élève qu’à 15 millions d’euros…) Le délai entre la prise de décision et sa traduction budgétaire étant souvent long, le ministère des Affaires étrangères souhaite que l’affaire soit tranchée au plus vite. Une « décision politique » sur la poursuite du moratoire, ou son abandon, serait nécessaire d’ici l’été, a indiqué M. ROMATET. De même qu’une « budgétisation sincère d’une évaluation budgétaire faite sincèrement », a ajouté M. SAINT-PAUL. Tant il est vrai que la méthode de la réforme est aussi importante que la réforme elle-même.
En cette année de vingtième anniversaire de l’AEFE (dont le fonds de roulement atteint un niveau « fragile », c’est-à-dire moins d’un mois de fonctionnement), M. ROMATET a mis en exergue les trois problèmes de l’enseignement du français à l’étranger, lors de cette audition : la capacité à faire face à l’afflux des élèves tant Français qu’étrangers ; le partage de l’effort financier entre l’Etat et les familles ; les investissements à faire en matière immobilière. L’état du parc est en effet « préoccupant », a relevé M. ROMATET, puisqu'il faudrait 30 millions
d’euros dans les prochaines années pour l’entretenir et le remettre à niveau, ceci sans extension du réseau. Dès lors, l’augmentation de la subvention dans le budget 2010 devra être poursuivie en même temps que devra être engagée une réflexion sur de nouveaux modes de présence scolaire à l’étranger. « Pour les vingt prochaines années, il faut inventer », a relevé M. ROMATET, évoquant partenariats, classes bilingues, et un plan d’orientation stratégique qui devrait voir le jour, établi en coordination avec l’AEFE.
- LE BONUS DES TRADERS
Les traders sont des employés de banque, encore que d’une nature particulière. Le fait qu’ils soient pris à parti ne peut nous laisser indifférents. Naguère ignorée du grand public, la fonction de trader a commencé à appeler l’attention à la suite de la perte causée à l’une de nos principales banques par l’un de ses traders.
Plus récemment, à l’occasion de la crise, les traders ont été dénoncés comme des êtres immoraux osant encaisser des millions de bonus au moment où nombre d’autres salariés souffraient de la récession. On les a mêmes accusés dans des médias d’être responsables de la crise.
Le procès qui leur est fait est-il équitable ?
Les bonus qui leur sont versés sont-ils mérités ?
Voici quelques arguments à décharge. La discussion est ouverte.
Tout d’abord, qu’est-ce qu’un trader ?
C’est généralement un opérateur sur les marchés, un salarié embauché pour spéculer et tirer profit des écarts et fluctuations des cours sur les marchés au bénéfice de qui l’emploie.
S’il n’y avait pas de marchés à terme, il n’y aurait pas de traders Mieux vaudrait donc s’en prendre, si l’on condamne la spéculation, à ceux qui ont institué les marchés à terme, à ceux qui les tolèrent, à ceux qui en tirent profit, plutôt qu’aux salariés qui les font fonctionner.
Les traders responsables de la crise ?
Ce ne sont pas les traders qui ont décidé des politiques d’argent bon marché génératrices des bulles spéculatives ni des pressions exercées sur les sociétés cotées en bourse pour faire ressortir des retours sur investissement élevés en prenant des risques parfois inconsidérés.
Il est commode de disposer avec les traders d’une bergerie de boucs émissaires, mais il conviendrait de regarder du côté des gouvernements et aussi des fonds de placement – des fonds de pension – trop exigeants à l‘égard des sociétés dont ils sont actionnaires.
Les traders trop bien rémunérés ?
Ce sont les bonus importants versés aux traders qui sont au centre du procès qui leur est fait.
Ces compléments de rémunération sont-ils en soi critiquables ?
La récompense pécuniaire individuelle – prime, commission de placement, « treizième mois » allongé – est de pratique courante dans nombre de métiers et d’entreprises, dont les banques. Elle est généralement fixée en considération du profit procuré à l’employeur.
Ainsi du bonus des traders, conforme à la philosophie de notre système économique.
•Mais ces bonus sont-ils réellement mérités ?
L’aide à fournir la réponse est données par Paul Krugman, prix Nobel d‘économie, dans le New York Times : « Les bénéfices exceptionnels réalisés par les traders de la banque américaine Goldman Sachs – bénéficiaires d’une provision de milliards de dollars qui a fait scandale – s’expliquent en partie par l’utilisation d’ordinateurs super-rapides de la banque qui permettent de prendre de vitesse les autres investisseurs et d’acheter et vendre en une fraction de seconde avant que quiconque puisse réagir. » « En partie », dit-il. Ainsi les traders sont, quoique dans des domaines différents, de même nature que les pilotes de Formule 1 : des professionnels de haut niveau. Les traders sont réputés brillants mathématiciens – auxquels sont confiées les machines les plus performantes. Le pilote qui gagne une course reçoit une prime, pourquoi n’en serait-il pas de même pour le trader qui gagne ?
•Les bonus sont donc légitimes mais, dit-on, de montants excessifs. En somme, cela signifierait qu’il existe en matière de rémunération, deux catégories d’agents économiques :
- les modestes, l’immense majorité des personnes qui travaillent, dont les rémunérations doivent, à leur image, rester modestes.
- les chefs d’entreprises cadres supérieurs et travailleurs indépendants dont le niveau de rémunération est sans limite.
A constater comment les organisations de défense des salariés sont restées muettes en cette affaire, on peut conclure qu’une telle discrimination est bien ancrée sans les esprits.
Une gesticulation politico-médiatique
Le remue-ménage médiatique orchestré des deux côtés de l’Atlantique contre les bonus des traders s’inscrit en fait dans une stratégie politique.
Dans maints pays, le pouvoir politique, par simple application de sa doctrine, a perdu son emprise sur l’économie, dont le secteur bancaire. Il en éprouve un sentiment de frustration. La crise financière lui a offert l’occasion d’une reprise en main. Sous prétexte de crise de confiance, les Etats ont prêté aux banques, même si elles n’en avaient pas vraiment besoin.
Après quoi, on s’est assuré le soutien de l’opinion en prétendant à la fois que les banques ne faisaient plus crédit qu’elles dilapidaient les prêts d’état – l’argent des contribuables – en libéralités accordées à leurs traders. Braquer les projecteurs sur les traders et leurs bonus permettait de laisser dans l’ombre certaines responsabilités. Pour les plus hautes autorités mondiales – « le G20 » - la concertation sur les bonus s’est parfois faite au détriment du vrai problème, la recherche des solutions à la sortie de crise.
L’encadrement des bonus
De fortes pressions ont été exercées sur les banques afin que les bonus soient dispensés plus strictement.
Les banques ont acquiescé, non sans réticence car, dans un « pays de droit », où les conventions sont la loi des parties, un accord de rémunération entre la banque et son trader doit être respecté quoi qu’en pensent les autorités.
En France un dispositif « d’encadrement » des bonus vient d’être institué par arrêté, mais sans plafonnement.
Désormais, les bonus ne pourront plus être garantis au-delà d’une année.
Une partie de ces bonus – 50 à 60 % - verra son paiement différé et payé selon performance finale, sur plusieurs années, et non plus « cash » mais sous forme d’actions.
Le dossier des bonus refermé, que va-t-on imaginer d’autre pour essayer de continuer à mettre les banques en porte à faux ?
- PLAINTE CONTRE l'ETAT
L’association « 40 millions d’automobilistes » a saisi la Cour européenne des Droits de l’homme pour dénoncer l’inaccessibilité à la justice des conducteurs verbalisés.
Le 30 octobre 2008, au nom de la défense des droits des conducteurs français, l’association « 40 millions d’automobilistes » a déposé une requête contre l’état devant la Cour européenne des Droits de l’homme. Motif ? Juger la légalité du principe de la consignation imposant aux contrevenants le paiement préalable de leur amende avant toute contestation devant un juge. Autrement dit, cette consignation est une atteinte à la présomption d’innocence.
En effet, le fait de payer le « papillon » que l’on trouve sur son pare-brise pour dépassement de l’horaire, le PV remis par un représentant des forces de l’ordre lors d’un contrôle, ou le procès-verbal que l’on trouve dans sa boîte aux lettres signifie que le contrevenant renonce purement et simplement à contester l’infraction. Et rappelons que faute de règlement dans le délai indiqué sur l’avis de contravention, 45 jours en général, une majoration est appliquée.
En attendant la réponse de la Cour européenne, « 40 millions d’automobilistes » invite les parlementaires français à se pencher sur le problème : il y a environ 20 millions de procès-verbaux dressés chaque année par les policiers et gendarmes.
L’association, véritable porte-voix des conducteurs avait dernièrement enregistré de nombreuses plaintes d’automobilistes qui ont dû payer une double amende pour défaut de présentation du gilet et du triangle réglementaire, soit deux fois 135 euros, alors même que la loi prévoit une seule et unique amende de 135 euros en cas d’absence dans le véhicule de l’un et de l’autre. « 40 millions d’automobilistes » a donc informé le ministère de l’Intérieur, qui s’est empressé d’adresser une circulaire aux gendarmes et policiers afin de corriger « l’erreur d’interprétation » du décret.
Les personnes verbalisées deux fois peuvent donc contester leur double contravention auprès des services de réclamations, et se faire rembourser si elles ont déjà réglé l’amende.
- MEDECINE
Les avancées dans le domaine médical
A travers le monde, les chercheurs associés aux professionnels de santé déploient une intense activité pour mettre au point des traitements plus efficaces.
On trouvera ci-après un aperçu de ce dont la presse parisienne a rendu compte en un seul semestre.
•Acides gras
Sachons que les acides gras dits « trans » industriels – la margarine hydrogénée par exemple – présents dans des articles alimentaires courants en grande surface ne présentent aucun intérêt sous l’angle nutritionnel et que, de surcroît, ils sont dangereux pour le cœur et les artères.
•Alzheimer (Maladie d’)
Cette maladie est une dégénérescence des neurones, tués par la protéine
baptisée « Tau ». La recherche porte sur la façon de neutraliser cette protéine anormale. D’autres équipes ont identifié trois gènes apparemment responsables de la survenance de cette maladie.
La compréhension du processus Alzheimer progresse. Elle est la condition de la mise au point de contre-mesures. Tout laisse à penser que les prévisions alarmistes relatives à l’accroissement, au cours des prochaines décennies, du nombre des personnes gravement atteintes et assistées vont bientôt s’avérer erronées.
•Antibiotiques
Devant la résistance croissante des bactéries aux antibiotiques, des chercheurs français travaillent au détournement des acides gras présents dans le sang dont les bactéries se servent pour leur propre croissance. Affamons les bactéries !
La campagne 2002-2007 sur le thème « les antibiotiques, c’est pas automatique » a provoqué des réductions de consommation d’antibiotiques de 25 à 40 %.
•Antidouleurs
Le Di-Antalvic, couramment prescrit depuis 1964, et ses génériques vont être retirés de la vente cette année car ils associent à l’antidouleur, le paracétamol, un produit dérivé de l’opium, le dextropropoxylène dangereux à forte dose. Ils provoquaient, entre la Suède et le Royaume Uni, 500 suicides annuels par surdose volontaire. Resteront en vente paracétamol seul et codéine.
•Cancers
Sur les divers continents, les chercheurs identifient progressivement les chromosomes – les chromosomes 5, 8, 9, 11 et 20 – impliqués dans les cancers de la peau et le gliome, tumeur du cerveau.
Le test de dépistage du cancer colorectal par présence de sang dans les selles n’est fiable qu’à 50-60 %. D’autres tests sont en cours d’expérimentation, par recherche de certains gènes dans le sang, les selles ou l’urine. Ils seraient plus performants.
•Cardio-vasculaire (Affections)
L’arythmie cardiaque résulte d’une dépolarisation de certaines cellules nerveuses de la paroi de l’oreillette droite. Si les médicaments régulateurs ne suffisent pas, on intervient sur la paroi déficiente en neutralisant les cellules déphasées.
L’opération à cœur ouvert, est en train d’être remplacée par la destruction au moyen d’une décharge électrique ciblée.
•Chimiothérapie
La hantise des personnes soumises à une « chimio » est la survenance de nausées et de vomissements. Ceux-ci sont tout de même bien atténués maintenant par certains médicaments et l’on vient de découvrir que le gingembre, qui parfume la biscuiterie, supprimait les nausées chez les trois quarts des patients et dans une moindre proportion les vomissements.
•Diabète
Le diabète est un arrêt de production d’insuline par le pancréas, avec non-destruction de l’excès de glucose dans le corps.
On le combat de longue date avec l’injection quotidienne d’insuline synthétique, depuis 1988 par la transplantation de cellules pancréatiques d’un donneur dans le pancréas du diabétique. Nouveauté : on prélève des cellules dans la moelle osseuse du malade, on les transplante dans son pancréas et celui-ci se remet à produire de l’insuline.
•Dialyse
C’est une sujétion pour les malades du rein d’aller tous les deux jours en hôpital pour la dialyse de leur sang. Une société américaine a mis au point un appareil de dialyse dont le poids est inférieur à 4 Kg, que l’on porte sur soi et qui traite le sang en permanence, 24 heures sur 24, comme un rein naturel.
•Daltonisme
Le daltonisme est l’insensibilité de l’œil à la couleur verte. Il concerne en Europe 5 % des hommes, et 0,4 % des femmes. C’est un gène, l’opsine, qui est responsable de la sensibilité au vert. Des expériences sur animaux démontrent qu’après injection d’opsine dans la rétine, le daltonisme disparaît. Reste à transposer sur l’homme.
•Fractures
Une société française, Vexim, a inventé un implant au titane miniaturisé qui permet de traiter les fractures vertébrales et de supprimer la période d’hospitalisation des personnes qui en sont victimes.
•Impuissance masculine
Les millions d’utilisateurs des « virilisants » Viagra, Cialis, ou Levitea seront heureux d’apprendre que ces médicaments à absorber aux effets secondaires parfois désagréables, voire dangereux, pourraient être remplacés par un traitement externe, l’application d’une crème sur la verge. L’expérimentation sur des rats a été très concluante : érection en quelques minutes sans effets secondaires. Du rat à l’homme le pas devrait être vite franchi.
•Infections nosocomiales
L’hôpital maritime de Berck-sur-Mer, en première mondiale, mène pendant six mois une recherche sur la transmission de certaines bactéries, staphylocoque doré et entéro-bactéries. Les personnes hospitalisées et le personnel hospitalier sont les cobayes de l’expérience.
•Infections urinaires
50 % des femmes et 15 % des hommes sont victimes au moins une fois dans leur vie d’une infection urinaire due le plus souvent à la bactérie Escherichia coli, et parfois plusieurs fois par an.
Des chercheurs américains ont isolé plusieurs protéines qui détruisent la bactérie en question. Des vaccins par voie nasale sont envisagés.
•Intestin
Philips a mis au point un laboratoire miniaturisé que l’on avale et que l’on récupère dans les selles. L’appareil, au cours de ce trajet, prend des mesures et les transmet, assure un programme de délivrance de médicaments, etc.
•Ménopause
La ménopause est l’arrêt chez la femme de l’ovulation et des sécrétions hormonales. Des chercheurs chinois ont isolé des cellules souches d’ovaires de souris, les ont conservées en laboratoire, et regreffées à des souris stériles qui ont donné naissance à des souriceaux en parfaite santé.
•Obésité
29 % des Français sont en surpoids, 12 % sont obèses. Aux médicaments amaigrissants sur ordonnance tels le Xenical et le Sibutral, est venu s’ajouter cette année Alli, médicament vendu sans ordonnance parce que l’autorité de contrôle l’a considéré d’une efficacité insuffisante : le traitement coûte entre 50 et 60 euros par mois et il fait perdre en moyenne 5 % du poids après seize semaines de traitement et du régime.
Ce qui représente à peu près 200 euros le kilogramme (perdu). C’est cher d’autant qu’il y a des effets secondaires désagréables au niveau du tube digestif.
•Parkinson
La dégénérescence mentale est due au tarissement de la production du neurotransmetteur, la dopamine. Les médicaments utilisés et améliorés depuis plusieurs décennies restaurent la production de dopamine par le cerveau mais sans empêcher la maladie d’évoluer. Un nouveau médicament, la rasagiline, est en cours d’expérimentation. Il pourrait lutter contre la progression du handicap.
•Prostate (Cancer de la)
Selon l’âge du patient et les caractéristiques de la maladie, les médecins ont le choix entre la chirurgie, la radiothérapie (avec son risque de brûlure au niveau du rectum et de la vessie), certains traitements « anti androgéniques », une simple surveillance chez la personne âgée, car il s’écoule en moyenne de 10 à 15 ans entre l’apparition de la tumeur et l’évolution vers le décès. S’y ajoute un nouveau traitement par ultrasons qui est en cours d’essai. L’Ablatherm, appareil émetteur d’ultrasons de haute énergie permet de détruire avec précision les cellules cancéreuses au sein de la prostate sans endommager les tissus sains avoisinants.
•Prothèses
Le prix des prothèses est mis sous surveillance. La loi « HPST-Hôpital, patients, santé et territoire » prévoit l’obligation de procurer aux patients une information détaillée au sujet des prothèses qui leur sont fournies (appareils dentaires, prothèse de la hanche, etc.)
Ce sont surtout les dentistes qui sont concernés. Ils doivent remettre au patient un devis gratuit détaillant le prix d’achat de l‘appareil et le prix demandé (en détaillant le coût de la pose) ainsi qu’un document indiquant la provenance de l’appareillage.
•Sida
Le Sida tue dans le monde deux millions de personnes chaque année, dont 12 000 en Europe occidentale (chiffre en progression de 20 % sur les sept dernières années) et infecte plus de trente millions de personnes. Sur les vingt dernières années, une trentaine de vaccins auraient été conçus et essayés sans succès. Actuellement se poursuit en Thaïlande une expérimentation vaccinale sur 16 000 volontaire selon une nouvelle méthode qui semble réduire de 30 à 50 % le risque d’infection
•Télémédecine
La médecine à distance se pratique déjà dans quelques Samu et certains hôpitaux, en particulier des centres de traitement du diabète. Prévue dans la loi HPST elle permet d’améliorer les soins (conseil d’un spécialiste, maintien du patient à domicile, etc.). Une source d’économies pour l’assurance-maladie.
•Tuberculose
Les antituberculeux principaux, les antibiotiques comme le Rimifon et l’Ethambutol utilisés depuis un demi-siècle se heurtent à la résistance de l’agent de la tuberculose humaine Mycobacterium tuberculosis.
On fonde des espoirs sur deux nouvelles molécules des laboratoires Bayer et Novartis en cours d’essai et surtout sur des molécules mises au point par l’institut Pasteur et l’institut de biochimie de Moscou, à base de composés de soufre et d’oxygène ou d’hydrogène. L’efficacité contre l’agent tuberculeux est très supérieure à celle des produits existants.
•Vaccination
Grâce aux campagnes massives de vaccination déployées depuis 1945, la variole a été éradiquée, la poliomyélite a presque disparu, la diphtérie, la rougeole, le tétanos et la rage sont en net recul, la coqueluche et la fièvre jaune sont maîtrisés à des degrés divers. L’efficacité de la vaccination est évidente et l’on peut s’étonner que, même dans notre pays, une partie de la population néglige ou refuse de se faire vacciner, s’estimant probablement hors du champ d’action des bactéries, virus et autres ennemis. Libre à eux mais l’assurance-maladie ferait des économies et serait logique en refusant la prise en charge de maladies vaccinables aux personnes qui ne se font pas vacciner.