Flash information :     -     Les candidats à la présidentielle approuvent les listes électorales. À l’issue de la réunion tenue à Abidjan au soir du 6 septembre 2010,     -     le Premier Ministre Guillaume Soro a annoncé un accord politique entre le Président Gbagbo, l’ancien Président Bédié et l’ancien Premier Ministre Ouattara.     -     Cet accord sur l’élection présidentielle prévue le 31 octobre prochain, porte notamment sur la liste électorale définitive, attendue cette semaine.
> Son numero d'appel d'urgence

> L'assistance en toutes circonstances et __partout en Côte d'Ivoire 24h/24h

> La défense de vos droits et intérêts

> Des prestations médicales 24h/24h

> La mise à disposition de services divers __(Internet, dépannage, vétérinaires, _____-----assurance maladie, etc...)

> Des moyens d'informations (site web, _-----_magazine, lettres, messagerie ___-------------électronique, flash info,...)

Clinique Avicennes 21 21 13 00

CMC Bietry 21 25 25 60

Croix Bleue 20 37 00 53

Croix Rouge 20 32 13 35

GOCI 22 44 61 23

PISAM 22 48 31 31

CHU Cocody 22 44 91 00/ 90 60

CHU Treichville 21 24 91 22/ 20 21 91 22

CHU Yopougon 23 46 64 54/23 46 61 70

Polyclinique Indénié 20 21 53 53

HOTEL DIEU 21 25 79 19/20

Ambulances 07 08 07 08

> Délégué général Province : Daniel GRANGE Tel: 66 95 68 90 danlebois@yahoo.fr

> ASSINIE - Laurent LALANNE 07 07 01 72

> BOUAKE- Jean Claude GENY

> DALOA - Antoinette NASSAR 07 70 40 25

> FERKESSEDOUGOU - N'DHATZ Serge 07 10 53 87

> GAGNOA- Serge ZACCARIA 07 92 27 11

> GRAND BASSAM - Claude BEAL 07 94 65 74

> MAN - Jean Luc DESVERCHERE 07 05 04 08

> SAN PEDRO - Edouard PIERRE 07 60 68 78 & 34 71 20 31

> YAMOUSSOUKRO - Franck FEDIDE 07 07 47 51

MENSUEL

Bulletin de Février 2010


- HAITI, PARIS ET LES ETATS-NIS
Quand la survie d’un peuple et d’un pays est en jeu, certains débats sont déplacés. Ajouter la polémique à la tragédie est indécent.
Pourquoi contester le rôle joué par les Etats-Unis dans l’aide apportée à Haïti ? Les propos de Barack Obama sur un moment qui « impose un leadership américain », l’envoi de 10 000 GI et de 100 millions de dollars sur l’île meurtrie, la prise de contrôle de l’aéroport de Port-au-Prince, le refoulement provisoire d’avions étrangers, notamment français, cela n’est pas du goût de tout le monde.
On devrait pourtant se réjouir de la réaction américaine. Sa rapidité contraste avec l’incurie qui avait prévalu en 2005, après le passage du cyclone Katrina sur la Nouvelle-Orléans. Voir la première puissance mondiale prendre les choses en main dans un pays au bord du chaos est même plutôt rassurant. D’autant que Port-au-Prince n’est qu’à une heure d’avion de Miami. Même si des maladresses sont possibles.
Bien sûr, chaque engagement cache des intentions. Barack Obama, en baisse dans les sondages, critiqué pour sa politique extérieure, saisit l’occasion de restaurer son image. L’évènement lui permet de se faire le promoteur de l’unité américaine, en associant ses deux prédécesseurs, Bill Clinton et le républicain Bush, à son action. Par ailleurs, en promettant de rester aux côtés des Haïtiens « aujourd’hui, demain et à l’avenir », il cherche à contenir leur tentation migratoire vers les Etats-Unis.
L’autre débat vise Washington et Paris, qui auraient là le moyen de rembourser leurs dettes laissées dans l’histoire. Pour quelques beaux esprits, Haïti est victime d’une double peine. Exposée aux soubresauts géologiques, l’ile a été, de surcroît, le jouet de la France et des Etats-Unis. Esclavagisme, colonialisme, pillage des ressources, compromission avec les pouvoirs en place, les outrages subis par les Haïtiens en ont fait un peuple sacrifié. Discours bien connu, néo-tiers-mondiste, sur la responsabilité des Occidentaux dans le malheur des damnés de la terre.
L’une comme l’autre, ces controverses ne sont pas de mise quand la mort rôde, lorsqu’un élan de solidarité mondiale est aussi spontané. Si la réflexion s’impose, elle doit moins porter sur le passé que sur l’avenir, la refondation durable d’Haïti. Alors, les Etats les plus interventionnistes aujourd’hui devront tenir leurs engagements. Pas toujours facile !


- FISCALITE, SECURITE SOCIALE...
Comme chaque année, les projets de loi de Finances et de Sécurité sociale ont été discutés au Parlement. Voici, de A à Z, les principales mesures annoncées par le gouvernement.

•Affections de longue durée (ALD). Les personnes guéries d’un cancer sortiraient du statut d’une ALD, tout en continuant à bénéficier d’une prise en charge à 100 % pour les examens de suivi.
•Assurance vie. Aujourd’hui, l’épargnant acquitte chaque année les prélèvements sociaux (CSG, CRDS… soit 12,1 %) sur les intérêts produits par un contrat d’assurance vie « monosupport » en euros. En revanche, il les règle seulement lorsqu’il fait un retrait s’il détient un contrat « multisupport » (euros, actions, obligations, Sicav…). En cas de décès de l’épargnant, le capital revient au bénéficiaire qu’il a désigné sans que ce dernier ait à acquitter les prélèvements sociaux sur les intérêts. Cette exonération serait supprimée. La mesure s’appliquerait à compter de 2010 quelle que soit la date de souscription du contrat.
•Départ à la retraite. Les indemnités de départ volontaire à la retraite, hors plan social, seraient imposables dès le premier euro, et non plus à partir de 3050 euros.
•Médicaments. Pour certains médicaments dont l’intérêt thérapeutique a été jugé faible, le taux de remboursement passerait de 35 % à 15 %. Il y aurait donc à l’avenir quatre taux de remboursement : 100 % pour les médicaments irremplaçables et très coûteux ; 65 % lorsque le service médical rendu est jugé important, 35 % lorsqu’il est modéré ; 15 % s’il est faible dans toutes les indications.
•Primes. Certaines aides exceptionnelles ne seraient pas imposables. Il s’agit de l’aide accordée sous forme de Cesu (chèque emploi service universel) de 200 euros, versés notamment aux personnes ayant droit au 1er mars 2009 à l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa) à domicile, et de la prime de 500 euros dont bénéficient, sous certaines conditions, les salariés qui ont perdu involontairement leur emploi entre le 1er avril 2009 et le 31 mars 2010 et qui n’ont pas accès à l’assurance chômage.
•Redevance télé. Les personnes âgées de plus de 65 ans au 1er janvier 2004, qui bénéficiaient d’une exonération de la redevance en 2004, continueraient d’y avoir droit en 2010 à condition de ne pas être imposables en 2010 (sur leurs revenus 2009), de ne pas avoir été redevables de l’ISF en 2009 et de vivre seules ou avec leur conjoint ou avec des personnes fiscalement à charge ou de condition modeste.
•Travaux. Le crédit d’impôt accordé pour les dépenses dans la résidence principale d’installation ou de remplacement d’équipements nécessaires au maintien à domicile de personnes âgées ou handicapées devait s’achever le 31 décembre 2009. Il serait prorogé d’une année et s’appliquerait donc aux dépenses payées en 2010. Le plafond de dépenses, inchangé, serait apprécié sur une période de cinq années consécutives comprises entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2010.
•Valeurs mobilières. En 2009, lorsque la vente de valeurs mobilières (actions, obligations, parts de Sicav…) n’excède pas 25 730 euros dans l’année, les plus-values réalisées sont exonérées d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Pour les cessions réalisées à partir de 2010, les plus-values seraient soumises aux prélèvements sociaux (12,1 %) dès le premier euro. En revanche, l’exonération d’impôt sur le revenu serait maintenue à condition que le montant des ventes ne dépasse pas un seuil qui serait de 25 830 euros.
•Forfait hospitalier. Il représente une participation des patients aux frais d’hébergement et d’entretien à l’hôpital. A compter de 2010, il passerait à 18 euros par jour (au lieu de 16 euros) et à 13,50 euros (au lieu de 12 euros) en service de psychiatrie.


- A CHAQUE AGE SON BILAN DE SANTE
C’est le fondement de la médecine chinoise traditionnelle : agir avant l’arrivée d’un pépin de santé. Mais se rendre chez le médecin quand tout (apparemment) va bien n’est pas une démarche évidente. Pourtant, c’est
un atout pour garder la forme ! Les bilans de santé permettent de faire le point de temps en temps sur son état physique et de rectifier quelques-unes de nos habitudes, voire de mettre en place un traitement.
Le minimum, c’est de surveiller chaque année avec son médecin généraliste quelques indicateurs clés : poids, tension, vue, audition et réflexes.
A partir de 50 ans
•Dosage du taux de PSA
Pourquoi ? Pour détecter un cancer de la prostate. Quand les tumeurs n’ont pas encore grossi, les chances de guérison sont multipliées.
Comment ça se passe ? Une simple prise de sang estime la concentration de l’antigène prostatique spécifique (ou PSA), marqueur de l’activité de la prostate.
•Ostéodensitométrie
Pourquoi ? Pour protéger le capital osseux en repérant une éventuelle ostéoporose.
Comment ça se passe ? L’ostéodensitométrie mesure la densité osseuse par rayons X. Un examen indolore qui ne dure que quelques minutes et n’est remboursé que dans certains cas : antécédents familiaux, antécédent de fracture, etc.
•Contrôle bucco-dentaire
Pourquoi ? Pour protéger ses dents et ses gencives.
Comment ça se passe ? Le dentiste réalise un bilan parodontal (l’état des gencives) et des dents.
A quel rythme ? Une fois par an (en l’absence de douleurs)
•Mammographie
Pourquoi ? Le cancer du sein atteint aujourd’hui une femme sur dix. Repérer des lésions minuscules augmente les chances de guérison (neuf sur dix avec un dépistage précoce).
Comment ça se passe ? En cabinet de radiologie, le sein est radiographié de face et de profil.
A quel rythme ? Tous les deux ans, dans le cadre du dépistage généralisé et gratuit offert à toutes les femmes de 50 à 74 ans.
•Mesure de l’acuité visuelle
Pourquoi ? Pour adapter la correction visuelle et préserver la vue en repérant tôt une éventuelle pathologie : glaucome, DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) ou cataracte (opacification du cristallin, notamment).
Comment ça se passe ? Prise de tension oculaire et divers tests au cabinet médical, tous indolores. Opération, traitement médicamenteux ou laser, l’ophtalmologue dispose d’une panoplie de moyens, à condition d’agir à temps.
A quel rythme ? Une fois tous les deux ans ou en cas de trouble soudain. A partir de 60 ans, une fois par an.
•Bilan cardio-vasculaire
Pourquoi ? Pour éviter l’accident- infarctus ou accident vasculaire cérébral. Les maladies cardio-vasculaires évoluent sans douleur, avec peu ou pas de symptômes.
Comment ça se passe ? On commence par un interrogatoire, afin de repérer des facteurs de risque, et la mesure de la pression artérielle. On poursuit avec une prise de sang pour mesurer cholestérol et glycémie. Un électrocardiogramme de repos (indolore) pourra être prescrit. Une épreuve d’effort peut aussi être proposée. Sur un vélo ou tapis roulant, un effort progressif est mené sous contrôle médical.
A quel rythme ? Un bilan tous les trois ans, voire tous les ans si l’on cumule les facteurs de risque.
•Examen de la peau
Pourquoi ? Les mélanomes sont de redoutables cancers de la peau
Ne pas leur laisser le temps de s’installer permet de guérir à coup sûr.
Comment ça se passe ? Le dermatologue vérifie loupe à la main chaque parcelle de votre peau. Il peut retirer un grain de beauté suspect, sous anesthésie locale pour le faire analyser et confirmer ou infirmer le diagnostic de mélanome.
•Test Hémoccult et coloscopie
Pourquoi ? Le cancer colorectal se développe lentement. Son « moteur » : les polypes, qui s’installent sur la paroi de l’intestin. Ce cancer grave est guérissable si le diagnostic est précoce.
Comment ça se passe ? Entre 50 et 74 ans, vous bénéficiez d’un dépistage systématique gratuit : un courrier vous invite à retirer un test Hémoccult chez votre médecin traitant. Ce test simple est réalisé à domicile, par le prélèvement d’un fragment de selle de la taille d’un grain de riz à déposer sur une plaquette.
A quel rythme ? Tous les deux ans.
•Le frottis cervico-vaginal
Pourquoi ? C’est une arme radicale pour agir avant l’installation d’un cancer du col de l’utérus.
Comment ça se passe ? Le gynécologue ou le médecin généraliste prélève des cellules du col utérin à l’aide d’une petite brosse.
A quel rythme ?Tous les 3 ans au minimum,au moins jusqu’à 70 ans.
A partir de 60 ans
•Contrôle de l’audition
Pourquoi ? Pour compenser une perte auditive avant qu’elle n’entraîne un isolement social. Les appareils auditifs sont d’autant plus efficaces qu’ils sont mis en place tôt.
Comment ça se passe ? Le médecin ORL réalise une audiométrie, test en cabine insonorisée.
A quel rythme ? Tous les deux ans (chaque année après 70 ans).
•Tests du champ de la vision
Pourquoi ? Pour repérer un glaucome, qui avance sans faire de bruit et menace la vue.
Comment ça se passe ? Prise de la tension de l’œil (comme la pression d’un pneu). Observation du nerf optique et examen du champ de vision.
A quel rythme ? Une fois par an. Et en cas de trouble soudain
A partir de 70 ans
•Bilan neurocognitif
Pourquoi ? Pour repérer dès le début une maladie neuro-dégénérative (Alzheimer, Parkinson…). Plus le dépistage est précoce, plus les traitements sont efficaces et l’autonomie préservée.
Comment ça se passe ? « C’est souvent la famille qui note des changements, la personne n’a pas toujours conscience de ses troubles ». Des tests rapides, quatre en sept minutes, sont proposés par le médecin généraliste avant un bilan neuropsychologique plus complet (1h30) réalisé dans un centre de la mémoire, basé sur des activités de la vie quotidienne.
•Examen du fond de l’œil
Pourquoi ? La dégénérescence maculaire liée à l’âge affecte la vision centrale et empêche de lire, conduire ou regarder la télévision. Un traitement peut limiter sa progression s’il est antérieur à la perte visuelle.
Comment ça se passe ? Avec une loupe, l’ophtalmologue examine la rétine et recherche une atteinte de la macula.
A quel rythme ? Une fois par an.


- SUCESSION
Mettre son conjoint à l’abri
Grâce aux réformes entreprises ces dernières années, les conjoints héritent aujourd’hui l’un de l’autre automatiquement (même si aucune disposition n’a été prise) et sans droits de succession à payer. Mais si rien de particulier n’a été prévu, la part qui revient au survivant n’est pas toujours suffisante pour lui permettre de vivre confortablement. Heureusement, il est facile de remédier à ces inconvénients en modifiant les règles du jeu avec un testament ou une donation entre époux, l’assurance-vie, voire un changement de régime matrimonial.
Quelle part de la succession pour le conjoint ?
Si vous n’avez pris aucune disposition particulière, la loi fixe la part du conjoint en fonction de la composition de votre famille.
•Vous n’avez pas de descendants et vos parents sont décédés. Le conjoint recueillera la totalité de vos biens, à l’exception de la moitié des biens de famille (reçus de vos parents ou grands-parents et restés dans votre patrimoine), qui reviendront à vos frères et sœurs, si vous en avez, ou à leurs enfants.
•Si vous n’avez pas d’enfants mais un père ou une mère toujours en vie, ce dernier aura droit à un quart de vos biens en pleine propriété. Le conjoint recevra le reste, c’est-à-dire les trois quarts en pleine propriété. Si vos deux parents sont vivants, ils recueilleront la moitié des biens, et le conjoint seulement l’autre moitié.
•Si vous avez des enfants, le conjoint partage seulement avec eux. Si vous n’avez que des enfants communs, il choisira entre la totalité de l’héritage en usufruit ou un quart en pleine propriété. Les enfants recevront donc la nue-propriété de l’ensemble ou les trois quarts en pleine propriété. En revanche, si vous avez des enfants d’un autre lit, le conjoint recevra un quart de l’héritage en pleine propriété. Enfin, le conjoint peut, s’il le souhaite, conserver l’usage de la résidence principale et de son mobilier.
Cela serait-il suffisant ?
La part de votre conjoint sur votre succession serait-elle trop faible pour assurer son train de vie ? Pour le savoir, vous devez tenir compte aussi de son patrimoine personnel. Il restera en effet à la tête de ses biens propres et de la moitié de vos biens communs. Pour un couple marié sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, les biens communs sont acquis pendant le mariage, à l’exception de ceux reçus par héritage ou donation, qui sont des biens propres. Ne dépendront donc de votre succession que l’autre moitié des biens communs et vos biens propres. Côté revenus, votre conjoint peut compter sur ses propres retraites mais aussi sur les pensions de réversion de vos retraites de base et complémentaires.
Jusqu’où l’avantager ?
Si vous le désirez, une donation entre époux ou un testament permet d’accroître la part d’héritage du conjoint, mais seulement dans certaines limites, celles de la « quotité disponible spéciale entre époux »
•S’il n’y a pas d’enfants, il est ainsi possible de laisser au conjoint la totalité de la succession. Si vos parents sont encore vivants, vous avez donc la liberté de les déshériter.
•En revanche, s’il y a des enfants, le conjoint peut recueillir au maximum :
- l’usufruit sur la totalité de la succession ;
- le quart de la succession en pleine propriété et les trois quarts en usufruit ;
ou la moitié de la succession en pleine propriété si vous avez un enfant, le tiers si vous en avez deux, le quart si vous en avez trois ou plus.
- LA DETTE PUBLIQUE
Pour relancer l’économie frappée par la crise, l’Etat français aura emprunté, en 2009, 700 millions d’euros par jour ! Est-ce-bien raisonnable ?
1) Combien doit la France ?
1 428 milliard d’euros, selon l’Insee. Soit l’ensemble des emprunts contractés par l’état, les collectivités locales et la Sécurité sociale, sous forme d’obligations ou de bons du Trésor. Il ne faut pas confondre la dette avec le déficit – différence entre les recettes et les dépenses de l’Etat – , ni avec la dette extérieure qui regroupe toutes les dettes contractées à l’étranger, celles de l’Etat comme celles des entreprises ou même des particuliers.
2) Qui prête à l’état ?
Tout le monde en achetant les titres qu’il émet. En France, 20 % de la dette est constituée par les assurances-vie, l’épargne préférée des Français. Mais la plupart de ses créanciers – étrangers à 66 % – sont des banques, assureurs et fonds de pensions. Des Etats peuvent aussi financer d’autres Etats : ainsi, la Banque centrale chinoise détient 682 milliards de dollars en bons du Trésor américain.
3) Est-ce mauvais pour l’économie ?
Pas forcément. On finance des investissements qui rapporteront dans le futur (comme le TGV, payé par l’emprunt). Tout dépend du taux d’endettement du pays par rapport à ses richesses. En France, la dette représente 73,9 % du PIB, contre près de 200 % au Japon ! L’important est que les investisseurs gardent confiance et continuent à prêter. Pour cela, ils se fient aux évaluations de deux grandes agences de notation privée : Standard & Poor et Moody’s. Plus la note est basse, plus les intérêts seront élevés et, passé un certain seuil, personne ne fait plus crédit. La France a la meilleure cote possible : AAA
4) La France risque-t-elle la faillite ?
Si l’on évalue le patrimoine de l’Etat, la dette nationale ne « pèse » plus que 38 % du PIB. Et contrairement à d’autres pays, la France est endettée dans sa monnaie (en euros) et pourrait en derniers recours émettre des billets. Elle dépend relativement peu des investisseurs étrangers et peut solliciter l’épargne de ses citoyens, via un emprunt national par exemple. Enfin, d’autres Etats sont plus fragilisés par la crise, ce qui rend la France plus attractive.


- LA PAUVRETE
Les femmes en première ligne
Selon le rapport annuel des statistiques du Secours Catholique, la pauvreté touche de plus en plus les femmes. Celles de moins de 25 ans et celles de plus de 50 ans sont particulièrement vulnérables.
Le Secours catholique a rencontré 633 000 situations de pauvreté en 2008, soit 1,45 million de personnes (780 000 adultes et 670 000 enfants). Ces chiffres sont en hausse de 2,3 % par rapport à 2007 et 2006. Cette évolution est liée à l’aggravation brutale de la crise économique et financière, au quatrième trimestre 2008.
Avec un revenu mensuel moyen de 852 euros, les personnes rencontrées vivent sous le seuil de pauvreté (910 euros).
La pauvreté touche davantage les femmes que les hommes. Six femmes sur dix rencontrées par l’association vivent sans conjoint. Elles sont 60,3 % dans cette situation en 2008 contre 49,5 % vingt ans plus tôt, soit un bond de plus de 10 %. La grande majorité d’entre elles vivent de transferts sociaux et quand elles n’ont pas d’enfant, leur revenu moyen ne dépasse pas 646 euros.
Lorsqu’elles travaillent, c’est souvent pour un temps partiel, qu’elles n’ont pas choisi en général. Elles sont ainsi exposées à une insuffisance chronique de ressources.
Fragilité des moins de 25 ans. Une préoccupation particulière apparaît cette année pour les moins de 25 ans et pour leurs aînées de 50 ans et plus. De fait, 53,5 % des jeunes femmes en précarité rencontrées au Secours Catholique ont moins de 25 ans. Leur tranche d’âge (hommes et femmes confondus) représente 16,6 % de la population rencontrée au Secours Catholique contre 12,7 % de l’ensemble de la population française : leur « indice de fragilité » de 1,30 est important (1). Il dépasse largement l’indice de 0,97 des 40-49 ans, par exemple. En cause, les ruptures familiales, les fins de placement de l’Aide sociale à l’enfance ou l’eldorado supposé de la grande ville. Si l’on voit parfois des jeunes femmes dans la rue, beaucoup restent invisibles, vivant dans des centres d’hébergement ou chez des amis. Leur niveau d’études est généralement supérieur à la moyenne : CAP, BEP, bac. C’est un gage d’avenir.
La part des 50 ans et plus augmente au Secours Catholique comme dans l’ensemble de la population. Vieillissement et fragilisation vont de pair pour ces personnes. La solitude pèse sur 74,1 % des femmes de cette tranche d’âge rencontrées par l’association. Elles ont souvent des dettes liées au logement. Leurs retraites, pensions d’invalidité ou allocations pour adultes handicapés n’atteignent pas le seuil de pauvreté et « la perte de leur conjoint peut amener une forte réduction de ressources que rien ne peut compenser », observe Dominique Saint-Macary, responsable des statistiques de l’association. « Ces femmes dont la famille est peu présente et qui ont souvent des difficultés à sortir de chez elles sont très exposées à la solitude. »
(1) L’indice de fragilité est le rapport entre le pourcentage de la tranche d’âge observé dans les accueils du Secours Catholique et le pourcentage de la même tranche d’âge dans la population française.


- DU RAISIN
Un peu, beaucoup… jusqu’à la cure
Gorgées de soleil après un été caniculaire, les variétés françaises se multiplient sur les étals, offrant une subtile diversité d’arômes. Octobre est le moment de savourer le muscat du Ventoux (AOC), le danias aux gros grains dorés et le centénnial blanc, très aromatique et sucré, avant le tardif rubol noir. Mais le raisin peut aussi être un accompagnement. Les grains noirs bleutés du muscat de Hambourg, rapidement revenus à feu vif, contrastent avec les viandes par leur goût sucré et musqué. Le chasselas de Moissac (AOC) aux petits grains mordorés adoucit charcuteries et fromages forts de ses arômes de cerise et de noisette. Tandis qu’avec sa pulpe ferme et sa peau épaisse, le raisin noir Alphonse Lavallée se prête aux tartes et clafoutis. Quelle que soit la variété, le raisin est une excellente source d’eau, de minéraux, de vitamines et d’antioxydants. Le noir plus que le blanc est riche en vitamines B et P, mais aussi en tanins, ce qui le rend plus irritant pour l’intestin.
Riche en acides organiques et tanins, il est réputé pour ses vertus diurétiques et drainantes. Au point que depuis l’Antiquité, la cure de raisin automnale a ses inconditionnels (à défaut de validation scientifique) pour traiter rhumatismes, mal au foie, hypertension, surpoids, constipation, cholestérol, teint brouillé…
Le principe : après 3 jours de régime à base de fruits et légumes en quantités décroissantes, voire 3 jours de jeûne, vous ne mangez plus que du raisin toutes les 2 ou 3 h durant 1 à 3 semaines, suivies d’un retour progressif à une alimentation normale. L’amaigrissement est assuré, même si ce n’est pas le but, et le manque de protéines aussi. Mais pas le manque de sucre, car 2 Kg de raisins ingurgités chaque jour en apportent de 320 à 380 g ! Diabétiques s’abstenir. En dehors des désordres intestinaux (mieux vaut une cure de chasselas ou de muscat à peau fine), le plus gros problème est la « crise curative » : rhume, fièvre, boutons, nausées sont pour les adeptes la preuve que l’organisme se détoxifie. A moins qu’il soit seulement affaibli ou saturé de raisin.



Pourquoi les Afro-Américains étaient absents du débarquement de 1944 ?
Parce qu’ils faisaient l’objet de ségrégation. Ils n’étaient pas acceptés dans la marine, ni dans l’aviation. Ils occupaient des campements distincts des soldats blancs et de moindre qualité, tout comme la nourriture et la formation qu’ils recevaient. Bien qu’obligés par la conscription de servir dans l’armée, les Noirs n’étaient pas considérés comme des combattants fiables. Ils servaient donc dans des unités non combattantes, à l’arrière, où ils étaient affectés à la manutention. la blanchisserie et la cuisine. Fin 1945, les Noirs représentaient 1/8 des forces armées américaines, à 75 % non-combattants.