> Délégué général Province : Daniel GRANGE Tel: 66 95 68 90 danlebois@yahoo.fr
> ASSINIE - Laurent LALANNE 07 07 01 72
> BOUAKE- Jean Claude GENY
> DALOA - Antoinette NASSAR 07 70 40 25
> FERKESSEDOUGOU - N'DHATZ Serge 07 10 53 87
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MENSUEL
Bulletin de juillet - août 2009
La présence française à l'Etranger
De nombreux indicateurs révèlent la propension croissante des Français et de nos entreprises à localiser leurs activités, leurs investissements ou leur patrimoine à l’étranger.
L’internationalisation des entreprises et des parcours professionnels, la réduction progressive des obstacles qui entravaient la mobilité des individus, des biens ou des capitaux, mais aussi le contexte de concurrence entre les espaces territoriaux qui incite à optimiser les choix de localisation, contribuent largement à cette évolution.
L’approche quantitative de ces mouvements n’est pas toujours facile. Jusqu’à présent, les pouvoirs publics n’ont pas véritablement cherché à mettre en place un suivi statistique systématique de ces flux, dont certains, par nature, se prêtent mal à tout recensement. Des instruments de mesure existent. Ils sont imparfaits et donnent souvent une vision trop globale pour autoriser une interprétation fine et sûre.
Constate-t-on une accélération des flux d’expatriation ? Vers quels pays se dirigent-ils ? Quelles catégories de Français concernent-ils ? Quelles sont les motivations de ces derniers ? Quelle signification peut-on donner à ces flux ?
Mesurer et interpréter l’expatriation présente un intérêt majeur pour l’analyse économique et sociale dans notre pays, mais jusqu’à présent, cette tâche n’a guère mobilisé que de faibles moyens, à la fiabilité incertaine et offrant peu de bases solides pour l’établissement d’un diagnostic clair.
Face à cette difficulté, il convient d’opérer selon trois méthodes :
• tout d’abord, l’analyse des sources statistiques existantes, certes fragiles mais néanmoins instructives. Complétées par les observations des postes consulaires, qui centralisent les informations sur les communautés françaises à l’étranger, elles confirment l’accroissement régulier de la population française expatriée, tout particulièrement dans les pays développés d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du nord et dans les professons les plus qualifiées.
• Deuxièmement, l’examen des données établies sur les populations en relation avec le thème de la « fuite des cerveaux ». Il en ressort que l’expatriation de Français disposant d’un haut niveau de formation, notamment dans le domaine de la recherche et des nouvelles technologies, constitue une réalité qui ne se résume pas au simple effet de l’internationalisation de l’économie. L’ampleur de cette expatriation ne doit pas être surestimée, particulièrement par rapport à d’autres pays, européens ou non, mais elle révèle certaines insuffisances de notre pays, en particulier dans le domaine de l’organisation de la recherche et de la promotion de l’innovation ;
• Enfin, une approche plus qualitative, destinée à mettre en évidence les motivations de l’expatriation et la signification profonde du phénomène au regard des atouts et des faiblesses de la société française. Une mission d’information a organisé une enquête sur les diplômés d’une grande école qui résident à l’étranger. Elle a recueilli, au cours d’un forum électronique organisé sur le site internet du Sénat, plus de 400 témoignages d’expatriés de tous pays et de tous milieux. Cette enquête et ces témoignages mettent en lumière plusieurs handicaps de notre pays, qui, s’ils ne sont pas toujours déterminants dans les raisons de départ, influent en revanche négativement sur les retours comme, vraisemblablement sur notre attractivité pour les étrangers.
L’impression qui se dégage de ces différents éléments est que, dans un contexte propice à la mobilité des personnes, la France perd effectivement, au travers de certaines formes d’expatriation, une partie de ses forces vives. Ce phénomène se ressent beaucoup moins dans les décisions de départ à l’étranger que dans la réticence d’une fraction d’expatriés à revenir en France. Il n’est en rien massif ni spectaculaire. Il ne remet pas en cause, par ailleurs, l’intérêt pour la France d’encourager et de développer l’installation de ses citoyens à l’étranger, dès lors qu’elle valorise le potentiel national. Il traduit, en revanche, une tendance à la détérioration de la compétitivité et de l’attractivité de notre pays.
CANCER COLORECTAL : une campagne de dépistage pour faire tomber les tabous
Une campagne de sensibilisation sur le dépistage organisé du cancer colorectal est lancée en mars 2009. Cette opération destinée aux plus de 50 ans, a pour but de dédramatiser le dépistage. Elle doit aussi permettre de mieux faire connaître ce cancer qui, s’il est diagnostiqué à temps, « n’est pas méchant ».
Octobre est consacré depuis plusieurs années au cancer du sein, avec l’opération « Octobre rose ». Mars devrait désormais être dédié au dépistage du cancer colorectal. C’est en 2008 que l’Institut national du cancer (Inca) a organisé pour la première fois une semaine nationale contre le cancer colorectal. Cette année, la campagne durera un mois.
« Sept jours, c’était un peu court pour activer tous les relais locaux », souligne Anne Ramon, directrice de l’information des publics au sein de l’Inca. En partant sur un mois complet, l’Inca laisse aux acteurs de terrain davantage d’air et de marge de manœuvre. L’idée, à travers cette campagne nationale, est de créer un environnement favorable permettant de multiplier les initiatives de proximité.
Le but de cette opération est d’abord de faire comprendre aux hommes et aux femmes âgés de plus de 50 ans que, s’il est diagnostiqué à temps, « le cancer colorectal n’est pas méchant ». « Toute notre communication est articulée autour de ce message fondamental », précise Anne Ramon.
Aujourd’hui encore, le cancer colorectal reste tabou. Un phénomène qu’elle analyse ainsi : « Tout ce qui touche au rectum, à la digestion, aux selles, cela fait peur. On n’ose pas en parler. D’où un climat angoissant : « Si personne n’en parle, c’est certainement que c’est très grave. Ou incurable. Ou vraiment pas beau à voir… » « Les pouvoirs publics ont leur part de responsabilité. Ils sont longtemps restés inaudibles. Ainsi le dépistage organisé, initié en 2003, n’est généralisé en France que depuis fin 2008 !
Les femmes plus réceptives que les hommes
La campagne de sensibilisation de l’Inca affiche ainsi ses ambitions pédagogiques, avec trois axes : présenter les bénéfices du dépistage, expliquer les modalités pratiques et surtout dédramatiser la réalisation du test Hemocult II.
Pour atteindre cet objectif, l’Institut n’a pas lésiné sur les moyens. Des spots TV et radio vont être diffusés dans tout le pays. Des affichettes et des cartes postales seront distribuées, encartées dans les journaux ou en
libre service dans les hôpitaux, les centres de médecine du travail, les entreprises…
« Nous fournirons également de la documentation aux structures qui gèrent le dépistage au niveau local, complète Anne Ramon. Un bus proposant une exposition itinérante circulera dans une dizaine de départements »
Tout cela devrait coûter entre 2 et 3 millions d’euros. Un investissement légitimé par les expérimentations de dépistage généralisé menées depuis 2003 dans plusieurs régions pilotes. Dans ces vingt départements, on estime que 43% du public ciblé a fait un test de dépistage. L’écart par rapport à la moyenne nationale (38%) représente, statistiquement, plusieurs milliers de vies sauvées
Enfin l’expérience des régions concernées, montre que les femmes sont plus réceptives que leurs compagnons : 46% ont répondu favorablement, contre 39% pour les hommes. En expliquant les enjeux de ce dépistage et en le dédramatisant, l’Inca espère aussi réduire cette différence.
Le dépistage peut sauver 6 000 vies par an
Selon l’Institut national du cancer (Inca), le cancer colorectal est responsable de 17 000 morts chaque année en France. Un chiffre impressionnant – trois fois plus élevé que le nombre de tués sur les routes – qui fait de cette maladie la deuxième cause de décès par cancer derrière celui du poumon. Et un chiffre d’autant plus intolérable que cette pathologie, dépistée suffisamment tôt, peut être guérie dans 90% des cas.
« L’intérêt du dépistage précoce généralisé est indiscutable, confirme Jérôme Viguier, gastro-entérologue, responsable du département dépistage de l’Inca. Statistiquement, chaque personne de plus de 50 ans qui fait le test Hemoccult II diminue d’un tiers (33%) son risque de mourir d’un cancer colorectal. Si vous étendez cela à l’ensemble de la population, ce sont 6 000 vies qui seront épargnées ! »
Le Dr Viguier insiste sur la simplicité d’utilisation du test et sur son caractère totalement indolore : « C’est important, car certaines personnes « zappent » le dépistage en pensant qu’ils vont avoir mal, qu’on va leur « arracher » quelque chose. Il s’agit simplement de recueillir un peu de selle, rien de plus. Cela demande peu de temps et cela peut vous éviter de souffrir plus tard, voire vous sauver la vie ! »
Le Livret A est le livret d’épargne réglementé préféré des Français. Près de 50 millions de Livret A sont ouverts ! De plus ces livrets sont toujours aussi largement utilisés, puisque près de 1 700 000 sont au plafond des versements. Le taux de rémunération de ce placement refuge des Français face à la crise, a été ramené de 4 à 2,50% le 1er février, puis à 1,75% le 1er mai pour tenir compte de la baisse de l’inflation.
Le taux du Livret A sert également de référence à d’autres produits d’épargne réglementés. Les retraits d’argent d’un Livret A sont également libres.
Calcul des intérêts
Les intérêts du Livret A, comme sur tout livret d’épargne, sont calculés par quinzaine (période de quinze jours). Il existe 24 quinzaines dans l’année (et non 26 !) : deux quinzaines par mois… (même en février !). Connaissant cette règle, il vaut donc mieux effectuer vos versements sur votre Livret A le 15 ou le 30 du mois, et vos retraits le 1er ou le 16 du mois.
Limitation du nombre par personne
Il est interdit de cumuler les livrets réglementés (plusieurs Livrets A, ou bleus ou Codevi …) pour une même personne. Une personne peut par contre évidemment avoir un Livret A et un Codevi en même temps (c’est même conseillé…).
Où l’ouvrir ?
La libre commercialisation du Livret A est effective depuis le 1er janvier 2009. Tous les épargnants peuvent donc trouver leur Livret A dans leur banque principale. Pour ouvrir un Livret A, il est nécessaire de présenter une pièce d’identité et un justificatif de domicile datant de moins de 3 mois.
Comment faire transférer son Livret A ?
Vous souhaitez faire transférer votre Livret A ? C’est facile, il suffit de demander à votre nouvelle banque de s’en charger. C’est gratuit. Le délai de transfert ne peut excéder 15 jours, soit une quinzaine d’intérêt. En cas de transfert, vous n’avez rien à payer, mais vous perdez le bénéfice d’une quinzaine d’intérêts.
Calcul du futur taux du livret A
Le site FranceTransactions.com calcule chaque mois, à chaque publication des moyennes mensuelles des taux d’intérêt, ou de la parution du taux officiel de l’inflation par l’Insee, le taux du livret A, son taux théorique futur. Les derniers calculs indiquent que le taux est de seulement 1,75 % net applicables à partir du 1er mai 2009.
Les caractéristiques du Livret A :
Du côté de l’épargnant, il y a peu de changements, à part cette nouvelle concurrence de distribution. Les caractéristiques du produit sont globalement celles qui étaient déjà en vigueur avant 2009 :
• Une ouverture du Livret A possible pour tout particulier (qu’il soit majeur ou mineur), association ou organisme HLM.
• Un plafond des dépôts limité 15 300 euros pour les particuliers ou 76 500 euros pour les personnes de droit privé sans but lucratif (associations). Un plafond illimité pour les organismes HLM.
• Un taux de rémunération de 1,75% annuel à compter du 1er mai 2009 (4% entre août 2008 et janvier 2009 et 2,50% jusqu’au 30 avril 2009). Sa détermination suit les règles de fixation des taux en vigueur depuis 2004.
• Un calcul des intérêts effectué par quinzaine avec une capitalisation annuelle, le 31 décembre de chaque année. Lors du versement des intérêts, le solde du livret peut dépasser le plafond de versement autorisé. Si tel est le cas, aucun nouveau versement ne peut être effectué tant que le solde n’est pas redescendu en dessous du plafond.
• Un produit dont les intérêts sont complètement défiscalisés. Les revenus du Livret A ne sont ni soumis à l’impôt ni aux prélèvements sociaux.
• Un montant minimal pour toute opération de dépôt ou de retrait en espèces fixé à 10 euros (et seulement 1,50 € à la Banque Postale).
• Pour ceux qui possèdent déjà un Livret A ou Bleu, ils auront la possibilité d‘ouvrir un nouveau Livret A après clôture de leur livret actuel ou en demander le rapatriement dans un autre établissement.
RETRAITE DES FEMMES : les droits familiaux sont-ils menacés ? (par Cécile de Corbières)
« En février dernier, un arrêt de la Cour de cassation a accordé à un père de famille une mesure jusque-là octroyée uniquement aux femmes du secteur privé : la majoration de la durée d’assurance. Celle-ci permet actuellement aux mères de famille de bénéficier de huit trimestres de retraite par enfant élevé avant l’âge de 16 ans. Si les hommes peuvent aussi prétendre à cette bonification, celle-ci devra être partagée, et sera donc forcément moins avantageuse.
Il faut rappeler que les Françaises ne bénéficient pas des mêmes conditions de retraite que les hommes. Actuellement, leurs carrières sont beaucoup plus courtes. Les femmes totalisent en moyenne 137 trimestres
contre 157 pour les hommes. En définitive, seulement 44% d’entre elles effectuent une carrière complète. Même avec la majoration de huit trimestres par enfant, un nombre important d’entre elles n’ont pas une carrière complète et prennent leur retraite à 65 ans.
La décision de la Cour de cassation interpelle l’état car si demain, il s’agit d’accorder les mêmes avantages aux hommes qu’aux femmes, cela voudrait dire que l’on verse des droits supplémentaires. Or on ne pourra pas le faire, compte tenu de l’équilibrage délicat des régimes de retraites. Il faudra donc faire des choix et définir des critères d’attribution. »
Comment revoir les critères d’attribution des avantages familiaux ?
« Cela a déjà été fait en 2003 pour la fonction publique : n’ont droit aujourd’hui à la majoration que les femmes et les hommes ayant provisoirement interrompu leur activité au moment de la naissance de l’enfant. Si l’on fait la même chose par le régime général et que l’on met comme critère le fait d’interrompre son travail pendant un nombre de mois donné au moment de la naissance, cela ne sera pas pénalisant pour celles qui ont réellement arrêté de travailler.
Elles continueront de répondre à ce critère. En revanche, celles qui n’auront quasiment pas arrêté ne pourront pas partir plus tôt à la retraite. Il y aura donc forcément un impact. Prendre modèle sur la fonction publique constitue une base de réflexion. Il peut y en avoir d’autres, mais il y aura forcément un critère d’accès et cela sera sans doute un recul en termes d’avantages pour les femmes ».
DE PLUS EN PLUS DE FEMMES ISLAMISTES RADICALES EN FRANCE (Cécilia Gabizon – le Figaro du 5 décembre 2008)
De loin, leur groupe est impressionnant. Une trentaine de femmes perdues sous leur niqab noire. Des silhouettes qui ne sont pas passées inaperçues à Auxerre, où ce groupe, qui se revendique du tabligh, une mouvance piétiste et fondamentaliste, a attiré l’attention de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). La mouvance radicale se féminise, à en croire les policiers. A Auxerre, ce groupe est particulièrement prosélyte, suivant la doctrine des tablighs, ces croyants qui entendent reproduire le mode de vie du prophète et vont au-devant des publics, notamment marginalisés, pour porter cet islam au pied de la lettre. A la sortie des écoles, ces femmes entièrement voilées abordent les mères de famille, proposent une éducation musulmane, engagent à rejoindre un groupe de lecture du Coran. Elles forment un groupe soudé et tourné contre l’Occident, décrit la DCRI. Ces femmes se réunissent pour vouer aux gémonies la France, les juifs, qu’il « faut anéantir et parler de djihad. A leur tête, deux femmes, l’une marocaine, l’autre convertie, mèneraient ces actions, dans la mouvance d’un imam surveillé, el-Mouloudi Moutaa. « On observe une montée en puissance du féminisme islamique, avec son versant radical », confirme Bernard Godard, auteur des Musulmans de France (Robert Laffont). Les mouvements tablighs, mais aussi salafistes, tout aussi fondamentalistes, mais plus politiques, connaissent un succès croissant, avec la recrudescence des prêches enflammés, selon la DRCI. Notamment parmi les femmes, du Maghreb et d’Afrique noire, « ce qui est nouveau ». Ces groupes séduisent d’autant plus facilement les jeunes qu’ils sont en rupture autant avec la société française qu’avec l’islam traditionnel des parents. « Ce n’est plus la génération des filles voilées qui avaient manifesté contre la loi sur les signes religieux à l’école, en agitant des drapeaux français », poursuit-il. Ces recrues gardent de leur jeunesse française les outils de la modernité, la revendication d’une place au même titre que les hommes. Elles s’investissent sur les forums Internet radicaux, organisent leurs propres manifestations. « Mais se fichent de l’intégration » La plupart étaient oppressées dans leur famille, marginalisées dans la société. Elles transforment leurs frustrations dans cet islam sectaire où l’on obtient facilement des bons points », analyse Antoine Sfeir, qui vient de publier une Lettre ouverte aux islamistes. « La religion leur permet de s’affirmer » Certaines de ces femmes radicalisées ont servi de boites aux lettres dans des réseaux terroristes démantelés. Mais leur extrême visibilité les écarte de l’action clandestine et vise la propagande, estime encore Sfeir. Car ces femmes s’attaquent à l’idée que l’émancipation occidentale serait un bienfait.
NECROLOGIE
27/04/2009 Philippe NALLET
03/05/2009 Patrice DUTERTRE
11/05/2009 Dominique Pierre BRIERE de l’ISLE
27/05/2009 Jacqueline VILASCO née HOUSSIN
29/05/2009 René FORMEY de SAINT LOUVENT
01/06/2009 Laurence YAPI épouse DESMOTS
02/06/2009 Rolland RAYMOND
15/06/2009 Bernard FAUVEL
25/06/2009 Bernadette SERI née KENCK
Nous renouvelons à leurs familles et à leurs amis nos plus sincères condoléances